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L'autonomisation de l'économie politique par rapport aux autres sciences de la société s'est réalisée parallèlement au renforcement d'une sphère économique au sein du système social. Si on peut faire remonter à l'Antiquité et au Moyen Age l'existence des premières références économiques, il n'en reste pas moins qu'elles sont fortement teintées de considérations juridiques et morales.

La réflexion économique proprement dite a émergé au 16è siècle. Les conseillers du souverain s'interrogent sur la manière d'accroître l'enrichissement du Prince et, à travers lui, celui de l'ensemble de la société. De nos jours, l'expression " science économique " s'est substituée à la vieille appellation d'économie politique. La première terminologie apparaît plus objective, plus libre de connotations implicites que la seconde ; elle évoque davantage les sciences dures.

La littérature d'intention scientifique ne s'affirme qu'au 20è siècle. Elle est le résultat du projet de physique sociale que formulaient les pères fondateurs de la discipline ( SMITH, RICARDO, WALRAS ) en s'appuyant sur des analogies empruntées à la physique. Parce que cette dernière représente la science aboutie, c'est par rapport à elle que les autres sciences se configurent. Toutefois, l'objet de l'économie politique n'a, en aucune façon, la caractéristique d'une évidence dans le dernier quart du 18è siècle et encore moins antérieurement. Et pourtant, les économistes contemporains ne se sentent pas totalement désorientés par les travaux et démarches de certains pionniers de l'économie politique.

C'est ainsi que l'importance accordée à la mesure dans les premières études d'arithmétique politique à la fin du 17è siècle introduit immédiatement le lecteur sur le terrain du quantitatif dont l'économiste actuel fait largement un trait majeur de la démarche scientifique.

Parce que l'aspect spatial des activités lui paraissait une dimension importante du fonctionnement de l'économie nationale Richard CANTILLON élabora une première représentation de l'économie dans l'espace. Même s'il reprenait des idées communément partagées au 18è siècle il apporta une contribution déjà décisive à l'autonomisation de la discipline tout en lui reconnissant sa dimension spatiale. Pendant longtemps la théorie économique est restée coupée de ses bases spatiales ; cette séparation imprègne désormais le coeur du programme de recherche néoclassique.

La recherche d'analogies structurantes a toujours été une démarche des économistes essayant de jeter les bases d'une appréhension  scientifique de l'économie. La mécanique constitue ainsi le modèle de scientificité dont les économistes vont chercher à se rapprocher. BOISGUILLEBERT, un des premiers auteurs à l'origine de l'idée de circuit économique, utilise aisi l'image de l'horloge pour faire saisir le jeu des enchaînements économiques. Bien sûr, c'est moins la rigueur mathématique qui était privilégiée chez les pionniers que l'idée d'harmonie universelle qui la sous-tend.

Il faudra attendre Augustin COURNOT pour qu'une conception extrêmement lucide de la théorisation économique soit proposée. Les Recherches de 1838 sont un ouvrage dont la modernité méthodologique reste toujours saluée par les économistes contemporains.

A côté de ces pionniers et de ces précurseurs de l'analyse économique, un auteur, au tournant du 20è siècle, mérite également de retenir l'attention en raison des interrogations méthodologiques dont il fit preuve. Il s'agit de John Bates CLARK dont la position méthodologique semble avoir changé de cap. L'itinéraire qui conduit J.B. CLARK du rejet initial de l'économie théorique à son adhésion finale à l'approche orthodoxe constitue-t-il une révision déchirante de ses conceptions initiales ou seulement une inflexion méthodologique ? A l'origine du développement du marginalisme aux Etats-Unis, il a pourtant commencé par exposer des vues critiques à l'égard du système de marché. Ce faisant, il a pu exercer une certaine influence sur un de ses plus fameux élèves Thorstein Bunde VEBLEN. Alors que ce dernier allait être à l'origine de la dissidence institutionnaliste, le maître allait bifurquer vers des voies de recherche plus traditionnelles.  Présenter la conversion méthodologique de J.B. CLARK revient à rendre compte du cheminement d'un auteur qui, dans sa Philosophy of Wealth, s'est mis en route sous l'influence de l'école historique allemande et qui, quatorze ans plus tard, publie un nouvel ouvrage - Distribution of Wealth- qui le range parmi les initiateurs de la pensée économique aux Etats-Unis.

De même, la commémoration du centenaire de la publication de la Théorie de la classe de loisir ( 1899 ) permet de s'interroger sur la négligence traditionnelle du luxe et de la consommation liée au statut dans la théorie économique.

Le statut épistémologique de la science économique n'a pas fini de provoquer des questionnements même chez les représentants les plus notoires de la discipline, comme on le voit dans les travaux de John R. HICKS, prix Nobel de 1972.

Ainsi, une triple série de gros plans de grands noms du savoir du passé sera effectué. D'abord, un réexamen sera réalisé de quelques grandes figures pionnières de l'économie politique des 17è et 18è siècles.
Ensuite, un coup de projecteur sera effectué sur Augustin COURNOT qui, dans la première moitié du 19è siècle, avait posé les fondements de l'analyse néoclassique.
Enfin, John Bates CLARK, Thorstein VEBLEN et J.R. HICKS illustreront les débats du 20è siècle.


TABLE DES MATIERES

1. Les pionniers.

1/
Mesure, comparaison, félicité publique : l'arithmétique politique anglaise à la fin du 17è siècle réinterprétée.

2/ Aux origines des théories de la localisation ou l'espace dans l'oeuvre de Richard CANTILLON.

 2. Un précurseur du néoclassicisme : Augustin COURNOT ou le problème de la genèse théorique du savoir économique mathématisé.

3. Débats thématiques et méthodologiques au 20è siècle : explorations.

1/ John Bates CLARK et l'économie théorique : du refus à l'acceptation.

2/ VEBLEN et la consommation ostentatoire
à l'aube du 21è siècle.

3/ L'économie en perspective : l'interprétation de J.R. HICKS.

Conclusion : des économistes de leur temps et du nôtre

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Le LIEN suivant permet d'obtenir les développents relatifs aux thèmes esquissés ici :

http://perso.wanadoo.fr/deseconomistes.html/index.html


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