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" On pensait que tout avait été dit sur nos origines, on croyait bien connaître nos ancêtres et on les considérait avec condescendance comme des étrangers frustes et peu évolués. Et pourtant... Ce que la science révèle maintenant a de quoi nous étonner : notre propre nature, notre apparence, notre hérédité, notre intelligence, mais aussi notre propre culture, nos comportements, nos modes de vie, notre imaginaire, ont été scellés, il y a plusieurs millénaires, par nos tout premiers grands-pères".

Dominique Simonnet, La plus belle histoire de l'homme, 1999, p. 7.



Jadis, lorsqu'un vaisseau s'approchait de côtes inhospitalières pour un atterrissage par médiocre visibilté, ou lorsqu'il progressait dans une passe délicate, un homme d'équipage tentait, à l'aide d'une sonde, de mesurer la hauteur des fonds marins afin de mettre en évidence une voie navigable. En ce qui concerne les périodes lointaines et la découverte de l'univers les travaux des scientifiques actuels procèdent un peu de la même manière. A défaut d'un film continu, ils font jaillir des rayons de lumière qui nous permettent d'avancer dans la connaissance de l'histoire de l'univers et de l'homme.


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L'UNIVERS ET L'HISTOIRE


Quel sentiment d'humilité pour qui se sait un de ces cent milliards d'humains qui se sont succédé sur Terre en trois millions d'années ! Les découvertes scientifiques contemporaines nous apprennent que nous vivons dans un univers en évolution . Des ouvrages comme " la plus belle histoire du monde "  et "la plus belle histoire de l'homme " nous font ainsi découvrir l'êtrte humain comme le résultat d'une longue évolution de l'univers et de la vie. Des milliards d'années ont été nécessaires pour que la Terre se forme et que s'y développe la vie. Une partie de la matière morte s'est organisée, au cours de plusieurs étapes, en matière vivante qui s'est elle-même peu à peu différenciée : les bactéries, les vertébrés, les mammifères et enfin les primates. C'est ainsi qu'il y eut des crépuscules incertains, des aurores indécises et qu'il y eut l'homme. A l'orée du XXIe siècle les sciences de l'Univers, de la Terre et des espèces vivantes qui la peuplent nous révèlent l'âge de notre Univers ( environ 13,7 milliards d'années ) et celui de la Terre ( 4,44 milliards d'années ). Il faut remonter à plus de trois millions d'années pour trouver les premiers hommes. L'invention des premiers outils de type racloir de peau ou tranchoir se situe il y a 2,5 millions d'années après qu'Homo habilis ait pris conscience de ce qu'un outil coupant pouvait être obtenu à partir d'une pierre pointue. Homo erectus domestique le feu il y a 400000 ans. Il faut remonter à 100000 ans seulement pour trouver nos premiers grand-parents directs les homos sapiens sapiens ; les premiers rites funéraires et la naissance de la pensée religieuse apparaissent vers 60000 ans. Il y a 31000 ans, qu'en Ardèche actuelle, la grotte Chauvet a été peinte. Le superbe bestiaire de la grotte sous-marine Cosquer, endormie sous les calanques de Cassis remonte à - 25000 et -17000 ans. Les fresques de Lascaux subjuguent 17000 ans après leur réalisation. L'homme moderne apparu en Afrique ne semblait avoir donné la mesure de son intelligence et de son sens artistique qu'après être arrivé en Europe. Or, des gravures sur os ou des fragments d'ocre gravés découverts dans la grotte de Blombos en Afrique du Sud dateraient de 77000 ans ... Certes, l'interprétation de ces figures continue de faire débat entre préhistoriens, mais c'est néanmoins la question de comportements déjà " modernes "avant le paléolithique qui est soulevée.

L'évolution vers une complexité croissante unirait ainsi l'univers, la vie et l'homme qui ne cesse de s'interroger pour savoir d'où il vient. Par rapport aux autres espèces animales, l'homme émerge fragile et apparemment singulier par certaines caractéristiques uniques dont il est doté. Des interrelations entre le cerveau qui conceptualise et la main qui agit a résulté le premier outil. La dimension culturelle s'introduit par là-même dans l'histoire de l'univers. C'est le langage et la capacité à se diversifier qui seraient le meilleur signe de la spécificité humaine. Le langage " à double articulation " des mots et des sens serait typique de l'espèce humaine. A suivre André Langaney,  " nous sommes capables  de combiner des mots selon une grammaire pour construire des phrases et celles-ci acqquièrent alors un sens supérieur à ce que donnerait la simple addition des mots entre eux " ( La plus belle histoire de l'homme, 1998, p.21 ). Au-delà de ces traits qui semlent décisifs, la singularité humaine se manifeste également dans la capacité d'anticipation, c'est-à-dire l'aptitude à dépasser les seules contraintes biologiques pour effectuer des choix et élaborer des projets. Les expressions d'émotions artistiques ou l'existence d'un sens du sacré ne pourraient-elles pas être considérées comme des caractéristiques de cette spécificité de l'être humain ?
Le rituel funéraire paraît un des traits majeurs de l'hominisation. L'homme de Néandertal ( - 120000 ans ) déjà semble avoir porté en terre un de ses semblables ! Des traces de pratiques funéraires vieilles de 350000 ans auraient même étaient découvertes récemment par des paleo-anthropologues espagnols ! Les vestiges funéraires trouvés ne permettent pas une réelle connissance des rituels qu'ils manifestent ; ils témoignent, toutefois, d'inquiétudes et de sentiments que l'on peut s'efforcer d'imaginer. Même si certains animaux éprouvent une sorte d'appréhension immédiate et rudimentaire de la mort, il semble que seul l'homme a conscience qu'il doit mourir. Ce qui paraît une singularité humaine a conduit Edgar Morin à écrire de belle façon que " la mort introduit entre l'homme et l'animal, une rupture plus étonnante encore que l'outil, le cerveau, le langage " ( L'homme et la mort, 1970, p. 7 ). Nous savons aujourd'hui que nous sommes les produits d'une très longue histoire et celle-ci ne peut nous enseigner que la modestie. La science tend à repousser les frontières que le sens commun avait élevées entre l'homme et l'animal. S'il en était besoin le récent ouvrage " aux origines de l'humanité ", publié sous la direction de Pascal Picq et d'Yves Coppens, le rappelle de façon significative. Aujourd'hui, l'accent est mis moins sur la recherche d'un " chaînon manquant " entre le singe et l'homme que sur la continuité entre le monde animal et le monde humain. Les derniers travaux scientifiques montrent que les primates connaissent non seulement la bipédie, mais également le recours aux outils, le partage d'aliments, les relations sociales et même des éléments de culture qui leur permettent de communiquer à l'aide de signaux spécifiques. Si la frontière qui sépare la lignée humaine de celle des grands singes est de plus en plus ténue, alors que reste-il aujourd'hui du " propre de l'homme " que des décennies durant on a cherché à définir ? Après tout si l'homme est la seule espèce à avoir totalement langage et conscience de soi, une grande part de sa spécificité ne consiste-t-elle pas dans ses tentatives toujours renouvelées de formuler ce qui le caractérise en propre ? En fin de compte, pour proposer une image aidant à situer l'homme dans la longue durée, on peut recourir à la présentation proposée par un scientifique : " si l'on transforme l'échelle du temps en échelle linéaire avec un an par millimètre, le Big-Bang se situe à quinze  mille kilomètres, de nous, tandis que les premiers hommes sont à quatre kilomètres, les hommes du néolithique, qui furent les premiers à manifester clairement un sentiment religieux, à dix mètres, et le Christ à deux mètres seulement ". ( D. Grésillon in J. Delumeau, 1989, p. 130 ).

Alors qu'ont-ils fait les hommes depuis qu'ils existent ? Depuis la mutation du néolithique il y a quelques 10000 ans la plus belle histoire de l'homme manifeste une avancée dans la conquête des techniques et l'acquisition des savoirs. Les hommes ont conquis la Terre ; ils explorent l'espace et le fond des océans ; ils découvrent d'autres galaxies. Ces découvertes modifient leurs modes de pensée et leurs pensées elles-mêmes. Ils essaient de reconstruire l'histoire de l'univers comme le jeu d'une longue évolution allant dans le sens d'une complexification croissante : depuis les particules élémentaires jusqu'aux cellules, organismes, mammifères et primates. La vision de l'univers et de la vie nous fait prendre conscience que le monde s'inscrit effectivement dans l'histoire. Avant l'histoire au sens propre, débutant dès la manifestation des premiers textes gravés, il y a déjà la très longue histoire du vivant. L'homme est un être  dont la condition s'inscrit dans le temps.

Les êtres humains, à travers les recherches des scientifiques, sont invités à comprendre la constitution du monde et même à assister à leur propre apparition. C'est dans cette perspective que l'on peut lire certaines dimensions de projets informativo-touristico-pédagogiques. Il en est ainsi du parc de loisir scientifique Vulcania en Auvergne où l'homme peut parcourie les strates et roches volcaniques. Mais c'est surtout l'exploit scientifique et technologique récent que constitue la fiction documentaire " l'Odyssée de l'espèce " qui mérite d'être salué. Diffusée le 7 janvier 2003 sur FR 3, cette " paléo-fiction" raconte la longue marche de l'homme sur 500000 générations. En janvier 2005, une nouvelle docu-fiction " Homo Sapiens " essaie de raconter le parcours de l'homme sur les 400000 dernières années. En suivant quelques maillons de la longue chaîne qui le relie à son passé l'homme est invité à remonter le temps. Son sentiment d'orgueil s'amplifie au fur et à mesure de ses avancées scientifiques et techniques, mais simultanément, il est contrebalancé par l'humilité qui prend sa source dans la perception de la modestie de ses origines. L'homme est amené à prendre conscience de ses limites et à se départir de toute suffisance. Il veut dominer l'univers, mais il sait qu'il n'en est plus le centre comme il l'a cru pendant longtemps. Il perçoit aussi, de façon aigüe, le rôle du temps terrestre qui prend son origine à Greenwich. Le temps le plus rare de tous les biens, pour user du langage de l'économiste. Le temps passe et l'homme avec !
Encore convient-il de se rendre compte que le temps ressenti, celui qu'éprouve l'être humain est bien éloigné du temps cosmologique du Big-Bang et de l'évolution biologique.L'unité de mesure du temps demeurant la durée d'une existence humaine, le temps long de l'évolution est un temps radicalement inconcevable pour l'homme. Le lancement du premier Spoutnik dans l'espace (le 4 octobre 1957 ) ou le premier pas d'un astronaute sur la Lune en 1969, parce qu'ils sont des faits historiques relativement proches, peuvent être encore perçus par l'homme. La Révolution française de 1789 est déjà d'une appréhension beaucoup plus délicate. Que dire du temps que nous relatent les sciences de l'Univers, de la Terre et de la Vie ? Et ce, d'autant plus qu' en ce début de troisième millénaire, le temps apparaît instantané, les informations s'échangeant de façon quasi-immédiate d'un bout à l'autre du globe.


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REPRESENTATIONS PREMIERES DU MONDE


Lorsque les hommes lèvent les yeux au ciel aujourd'hui c'est, le plus souvent, pour observer un satellite évoluer à haute altitude ou voir le spectacle d'une éclipse de soleil comme en août 1999. Lorsque leurs lointains ancêtres regardaint les cieux c'était en fonction d'une tout autre perception du monde. Il en était de même, lorsqu'ils pénétraient dans les entrailles de la  terre. Espaces célestes infinis et boyaux souterrains développent chez beaucoup de nos contemporains un esprit de conquête ; ce devait être les yeux pleins d'effroi que ces mêmes lieux devaient être perçus par les hommes de la préhistoire. A la lumière des torches, les hommes modernes savaient faire vivre les parois pour trouver en quelque sorte les animaux dans les aspérités de la roche. En quelque sorte ils se livraient déjà à une forme de virtualisation de la donnée matérielle brute. Par leurs gravures, leurs sculptures et leurs peintures, on peut penser qu'ils cherchaient à entrer  en communication avec les esprits. Dans son mouvement même la création artistique manifestait un sens du sacré ; c'est ainsi que s'est ébauchée la spiritualité. Bien sûr, différentes interprétations de l'art rupestre ont été proposées : affirmation d'une présence, marquage de territoire, pratique magique, fonction pédagogique d'initiation des jeunes auxqules est transmise une représentation du monde. En tout cas, ce n'est pas de l'art pour l'art. Lorsque l'on remonte le temps, il faut faire abstraction, de la représentation moderne qui établit une stricte démarcation entre ce qui appartient au profane et ce qui relève du sacré. En effet, pour les sociétés traditionnelles, il y a la vie sociale tout court, dans laquelle se trouvent intimement mêlées activités du monde visible et de l'autre. L'homme préhistorique fréquentant des abris sous-roche ou utilisant des tentes, les grottes obscures et délicates d'accès où se cachent le plus souvent peintures et gravures ne servaient pas à l'habitat. Par suite, l'art des cavernes ne ressort pas de la description du quotidien et de l'environnement. En conséquence, l'art des ténèbres relève plus probablement d'un système de croyances. Les cavernes peuvent être considérées comme des lieux cultuels. Pénétrer dans le secret des grottes, c'est aller dans l'au-delà du monde visible. Seuls les initiés - les chamanes - se rendent dans le monde des esprits auprès desquels ils intercèdent. " Le  chamane est un médiateur, l'intermédiaire avec le milieu surnaturel ; il se rend dans le monde des esprits et discute. Il peut ainsi restaurer une harmonie rompue, ou lever un envoûtement. " ( Jean Clottes, 1998, p. 97 ). Bien que critiquée l'hypothèse conceptuelle de cet expert mondial des grottes ornées, soulève un coin du voile. L'art suppose que l'être humain modifie la réalité à travers  l'image mentale qu'il s'en fait. Au même titre que la science et que la création artistique, mais évidemment dans un registre différent, l'activité religieuse est avant tout une forme de reconstruction du monde.

Les chercheurs de diverses disciplines, analysant les prélèvements effectués sur les sites de fouilles, parviennent à dater les grandes étapes de l'aventure de l'homme. Aventure prodigieuse de la recherche des ancêtres de l'espèce humaine. Exhumé en octobre 2000 dans des collines du Kenya, l'ancêtre du millénaire ( Orrorin Tugenensis ), âgé de 6 millions d'années, apporte un soutien à l'hypothèse de l'East Side Story. C'est trois millions d'années de plus que la célèbre australopithèque gracile Lucy exhumée dans l'Afar éthiopien en 1972. En 1995, Abel, âgé de 3 à 3,5 millions d'années, avait été découvert au Tchad à 2500 kilomètres à l'ouest de la Rift Valley. Depuis, c'est Toumaï ( espoir de vie ), âgé de 7 millions d'années qui a été trouvé dans ce même pays à 3000 kilomètres du Rift. Sahelanthropus tchadensis devient ainsi le meilleur candidat pour occuper la place de plus ancien représentant connu de la lignée humaine. La découverte, en juillet 2001, de ce fossile d'hominidé très à l'ouest de ce qui était considéré comme le berceau de l'humanité, vient ébranler la théorie de " l' East Side Story" ( Yves Coppens, La Recherche, 2003 ). Une nouvelle espèce d'homo sapiens - homo sapiens idaltu-, découverte en Ethiopie en 1997, représenterait, selon ses découvreurs, " l'ancêtre immédiat probable des humains anatomiquement modernes" ( Revue Nature, 12 juin 2003). Ajoutant pièce par pièce à notre galerie d'ancêtres, les paléo-anthropologues chercheurs d'os n'ont pas fini de bouleverser les origines de l'humanité. Suite aux réajustements en cours des dates phares de l'humanité les débats entre scientifiques sur l'émergence des premiers hominidés ne sont pas près d'être clos. Les progrès du décryptage de l'ADN fossile permettront d'avancer dans la connaissance de la genèse des hominidés.

Des dizaines de millénaires nous ont fait ce que nous sommes. Cette prodigieuse aventure va conduire de l'outil en pierre aux accélérateurs de particules ou au décryptage du génome humain, mais cela s'inscrit dans le temps long de l'évolution. Pour ne s'en tenir qu'aux derniers millénaires, la vie des enfants des étoiles, de la Terre et de Lucy/Toumaï s'est déroulée en accord avec la nature, les éléments, les saisons. On peut penser que pour l'homme de ces temps lointains la nature était autant objet de crainte que de vénération. L'homme, composante de la nature, en tirait sa subsistance, la respectait et la considérait comme sacrée. Ce modèle a peu ou prou pu être retrouvé dans les dernières sociétés traditionnelles demeurées encore orales.
Cependant, dans une perpective historique très large, l'homme a peu à peu transformé ses rapports avec la nature y imprimant toujours plus sa marque. A partir d'une première réalisation d'outils il a créé un équipement atificiel de plus en plus sophistiqué. Les mutations industrielles ont fait qu'au milieu naturel des sociétés traditionnelles s'est substitué progressivement un milieu artificiel dont les formes techniques toujours plus élaborées ont été créées par l'homme. Suite à ce rapide voyage dans le temps c'est une culture technicienne qui va s'emparer de plus en plus du monde. L'homme se constitue comme humain en extériorisant ses facultés dans un processus d'invention technique permanent, d'abord lent, puis hyper rapide depuis la révolution industrielle. L'homme contemporaain appartient à un monde marqué par les savoirs scientifiques et techniques et qui en dépend.

 Au total, l'histoire des hommes, depuis qu'ils existent, est marquée par l'accroissement de leurs connaissances, l'extension de leurs pouvoirs, l'aménagement de leurs territoires, la création artistique, la construction de lieux de culte. Rivés à la matière qu'ils dominent de plus en plus grâce à leur intelligence, ils proclament qu'ils sont maîtres de leurs destins et n'attendent plus grand chose de l'au-delà qui se donne à voir ; ils ne mettent plus guère leur espérance dans l'Eternel.



Pour aller plus loin dans la réflexion


ARNOULD Jacques -
Dieu, le singe et le big bang. Quelques défis lancés aux chrétiens par la science, Paris, Cerf, 2000.
ARNOULD Jacques - La lune dans le bénitier. Conquête spatiale et théologie, Paris, Cerf, 2004.
ATTALI Jacques - L'homme nomade, Paris, Fayard, 2003.
CHARPAK Georges et OMNES Roland  - Soyez savants, devenez prophètes, Paris, Editions Odile Jacob, 2004.
COPPENS Yves - " L'East Side Story n'existe plus ", La Recherche, 2003.
DELHUMEAU Jean ( sous la direction de ) - Le savant et la foi, Paris, Flammarion, 1989.
DELHUMEAU Jean - Guetter l'aurore, Paris, Editions Grasset et Fasquelle, 2003.
LANGANEY André, CLOTTES Jean, SIMONNET Dominique,- La plus belle histoire de l'homme. Comment la Terre devint humaine ?, Paris, Editions du Seuil, 1998.
PICQ Pascal et COPPENS Yves - Aux origines de l'humanité, tome 1, " De l'apparition de la vie à l'homme moderne ", tome 2, " Le propre de l'homme ", Paris, Fayard, 2001.
MONOD Théodore - Et si l'aventure humaine devait échouer ?, Paris, Grasset, 2000.
MORIN Edgar - L'homme et la mort, Paris, Seuil, 1970, 2è édition.
REEVES Hubert, ROSNAY (de) Joël, COPPENS Yves - La plus belle histoire du monde, Paris, Seuil, 1996.
REEVES Hubert - Malicorne. Réflexions d'un observateur de la nature, Seuil, 1990.
REEVES Hubert avec Frédéric LENOIR - Mal de terre. L'humanité  a-t-elle un avenir sur la planète ?, Paris, Seuil, 2003.



   
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